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Douleur articulaire et émotion : comprendre le vrai lien sans tomber dans les pièges

  • 14 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Vous avez mal aux articulations, mais vos examens sont normaux ? Vous entendez souvent qu’« une émotion refoulée » pourrait être la cause de vos douleurs ? Le lien entre émotion et douleur existe, oui — mais il est souvent mal compris et mal expliqué.



Dans cet article, on explore le véritable rapport entre émotions, stress et douleurs articulaires, sans réduire le corps humain à une carte symbolique où chaque sentiment correspond à un organe ou une articulation.


Les émotions n’engendrent pas la douleur… mais elles l’amplifient


Il serait faux de dire que la colère se loge dans les épaules ou que la tristesse se coince dans les genoux. Le corps ne traduit pas les émotions en symptômes physiques aussi directement.


En revanche, le stress, l’anxiété ou la fatigue émotionnelle peuvent rendre le corps plus réactif à la douleur.

Le système nerveux, en état d’alerte, abaisse le seuil de tolérance : une tension articulaire légère devient alors perçue comme beaucoup plus intense.


C’est ce qu’on appelle la sensibilisation : un mécanisme par lequel le cerveau interprète des signaux normaux comme s’ils étaient menaçants..


Quand aucune lésion n’explique la douleur


Dans de nombreux cas de douleurs dites non spécifiques, les imageries médicales (IRM, radiographies) ne révèlent rien d’anormal. Pourtant, la douleur est bien présente.


Pourquoi ? Parce que le stress mécanique (postures, efforts, microtraumatismes) s’ajoute souvent à un stress émotionnel ou psychologique, créant une charge cumulative que le corps perçoit comme une alerte.



Le piège du « tout émotionnel »



Certaines approches populaires prétendent que chaque douleur correspond à une émotion refoulée. On entend des affirmations du genre :


« Tu as mal au genou parce que tu refuses d’avancer. »
« Ton mal d’épaule, c’est ton poids émotionnel. »

Ces explications simplistes donnent un sens facile à une réalité complexe, mais elles manquent totalement de fondement scientifique. Pire : elles peuvent culpabiliser les patients, en laissant croire que leur douleur est « dans leur tête » ou qu’ils ne gèrent pas bien leurs émotion


Le stress émotionnel influence le corps… par le mouvement


Un stress prolongé peut entraîner :


  • une tension musculaire constante,

  • une respiration plus courte,

  • une inactivité progressive,

  • et une fatigue accumulée.


Or, ces éléments favorisent la douleur articulaire. Moins on bouge, plus les articulations perdent leur mobilité naturelle et plus la douleur s’installe. Le mouvement adapté demeure le meilleur remède — non pas pour « libérer les émotions », mais pour rétablir la confiance dans le corps.


Le vrai rôle du clinicien


L’objectif d’un suivi professionnel est d’aider le patient à comprendre sa douleur, à bouger dans une zone sécuritaire, et à reprendre confiance dans son corps. Un docteur en chiropratique, par exemple, peut évaluer les facteurs mécaniques, identifier les déséquilibres articulaires, et enseigner comment le stress et la posture interagissent. Comprendre la douleur, c’est déjà reprendre du pouvoir sur son rétablissement.


❓ Foire aux questions (FAQ)


1. Est‑ce que les émotions peuvent vraiment causer une douleur articulaire ?

Elles ne la causent pas directement, mais elles peuvent l’intensifier en rendant le système nerveux plus sensible.

2. Pourquoi mes douleurs articulaires reviennent en période de stress ?

Le stress augmente la tension musculaire et réduit le mouvement, deux facteurs qui entretiennent la douleur.

3. Est‑ce que la thérapie émotionnelle peut guérir mes douleurs physiques ?

Elle peut aider à mieux gérer le stress, mais ne remplace pas l’évaluation et le traitement physique d’un professionnel.

4. Peut‑on avoir mal sans blessure ?

Oui. La douleur est un signal d’alerte, pas toujours un signe de lésion.

5. Est‑ce que la posture est liée aux émotions ?

Certaines émotions influencent la posture (ex. : stress → tensions au cou), mais c’est une relation indirecte.

6. Pourquoi mes douleurs changent de place ?

C’est souvent le signe d’une sensibilité accrue du système nerveux, pas forcément d’une nouvelle blessure.

7. Est‑ce que le mouvement peut m’aider malgré la douleur ?

Oui, le mouvement contrôlé et régulier est essentiel pour apaiser la douleur et restaurer la fonction.

8. Dois‑je éviter l’exercice quand j’ai mal ?

Non, sauf contre‑indication. L’activité modérée favorise la récupération et diminue la peur du mouvement.

9. Est‑ce que la douleur articulaire chronique est dans la tête ?

Non. Elle est réelle, mais influencée par plusieurs facteurs : biologiques, mécaniques et émotionnels.

10. Qui consulter si ma douleur persiste ?

Un professionnel qualifié : docteur en chiropratique, physiothérapeute, kinésiologue ou médecin de famille.


 
 
 

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